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Dans les années 1990, le développement de l'informatique a grandement favorisé la diffusion des informations. Cependant cette facilité d'accès à l'information a un prix, un prix qu'il faut payer cash.
Sur Internet, de plus en plus d'utilisateurs sont victimes d'un nouveau virus informatique appelé BURN. Il est si récent que la plupart des sociétés éditrices de logiciels antivirus ne le connaissent pas encore. Il est également peu probable qu'une personne survivra pour décrire ses effets les plus inhabituels.
Ceux qui sont attentifs à l'étude des faits fortéens [Charles Fort (1874-1932) recensait et classait avec minutie les phénomènes inexpliqués ou extraordinaires] peuvent avoir noté une hausse anormale du taux de mortalité des surfeurs, et sinon il y aura toujours des parents bouleversés. Les gens des médias, toujours à l'affût d'histoires croustillantes sur Internet, feront également grand cas de ce flot grandissant de cadavres en les associant à la pornographie en ligne.
Finalement, la trace du virus BURN peut être remontée (par l'intermédiaire des entêtes en code assembleur) jusqu'à un compilateur appartenant à l'asile d'Arkham.
Howard Barker termine son doctorat en psychologie à l'université Miskatonic et travaille à l'asile comme aide de salle. Il est lui-même perturbé, hébéphrène [Personne souffrant d'une forme de schizophrénie, l'hébéphrénie] pour être exact. Récemment il a passé beaucoup de temps sur les ordinateurs dans l'établissement.

Si les virus informatiques pouvaient se transmettre à l'homme, les internautes seraient en grand danger.
  • 1. Les deux variantes du virus BURN ciblent les clones d'IBM-PC ou les Macintosh d'Apple dont les cartes graphiques permettent de hautes résolutions (c'est-à-dire 98% des ordinateurs personnels vendus depuis 1993). BURN infecte les PC par l'intermédiaire de disquettes infectées ou de téléchargements depuis Internet.
    BURN est un virus troyen qui se dissimule à l'intérieur d'autres applications, puis s'attache aux pilotes des cartes graphiques. Au démarrage suivant de l'ordinateur, le virus fait scintiller et clignoter l'écran du moniteur à une cadence stroboscopique qui hypnotise les malheureux spectateurs ou provoque des crises épileptiques.
    A l'intérieur de l'effet stroboscopique se cache un message textuel subliminal qui dit "TUER – PLAISIR". Au bout de 15 secondes, le virus s'arrête et il est effacé au démarrage suivant de la machine. Les victimes deviennent immédiatement des machines à tuer décervelées dont le trépas est inéluctable à brève échéance. Certaines sont abattues par la police alors qu'elles déambulent dans un centre commercial armées jusqu'aux dents. Les autres se suicident après avoir joyeusement massacré leur famille et leurs amis.
    Howard Barker prépare en ce moment sa thèse de doctorat sur les pulsions psychologiques humaines et il vérifie quelques-unes de ses hypothèses avant de soumettre ses travaux au jury.

  • 2. Les deux variantes de BURN ciblent les pilotes des cartes son, pas ceux des cartes graphiques. Le virus fait sortir des haut-parleurs de l'ordinateur une étrange psalmodie agglutinante. Si la synchronisation est correcte (c'est-à-dire s'il fait nuit et que Fomalhaut [La "Bouche du Poisson" en arabe, une étoile de la constellation du Poisson austral, visible de l'hémisphère sud] est visible) l'utilisateur ressentira soudain un grand froid et une grande fatigue, puis une boule rougeoyante sortira des restes fumants de l'ordinateur.
    Le chant est un sortilège d' invocation de Vampire de Feu et l'utilisateur a simplement perdu l'énergie magique requise pour appeler la créature. A cause du grand nombre de cas récents de personnes réduites en cendre auprès de leur ordinateur, les principaux constructeurs de PC suspectent des défauts matériels, sans en avoir trouvé aucun jusqu'ici.
    Les Vampires de Feu étant des boules de plasma, ils se propagent dans les bâtiments par les circuits électriques et provoquent de violents incendies. Dans les grandes installations informatiques des extincteurs halon/CO2 ou des arroseurs se déclenchent et les Vampires de Feu sont généralement étouffés. Le visionnage des cassettes de vidéo-surveillance épargnées d'un campus d'une université voisine peut se révéler instructif.
    Howard Barker est un génie dément qui a obtenu, morceaux par morceaux, un bon nombre de sortilèges de ce type par un des détenus. Ledit détenu est le John Doe [Le nom générique des personnes dont on ignore l'identité chez les Anglo-saxons] n°23 et il a des antécédents peu communs.

  • 3. Le virus BURN est lent et insidieux. Il envoie des messages textuels subliminaux imprononçables sur l'écran, pour l'essentiel il s'agit d'un sortilège de contact de Nyarlathotep. Il ajoute également une adresse Internet aux favoris des navigateurs (www.starry-wisdom.org/welcome.html). Il s'agit de la page d'accueil de la Confrérie de la Sagesse de Etoilée, un groupe quasi religieux qui entretient toutes sortes de croyances bizarres.
    Nyarlathotep contacte l'infortunée victime par l'intermédiaire de ses rêves ou par e-mails émanant de DARKHAUNTER-@-AOL.COM, une adresse mail apparemment inexistante. Au final, la victime est séduite par le Mythe et rejoint la Confrérie. Par la suite, les messages – oniriques ou électroniques – lui ordonnent de s'apprêter à faire un voyage jusqu'au trône du Souverain de l'Univers et de préparer quelques cadeaux.
    Howard Barker s'occupe du site Web et de nombreuses preuves indirectes le désignent comme le chef de la Confrérie. En réalité, il n'est qu'un homme de paille et un bouc émissaire pour le Dr Eloise Whateley qui a rejoint récemment le personnel soignant de l'asile.

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