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Les masques de Léonidas scéance 1
Leonidas

le 10.04
à 00:42

  
Bonjour

J'ai mené de nouveau une première séance des masques, ma seconde version, n'ayant jamais réussi à finir la première.
Toutefois le contexte a complètement changé. Comme je n'ai toujours pas reçu le matériel de la V7, j'ai donc préféré utiliser la proposition énoncée par Dithral que je rappelle ici :

«D’un autre côté, la version Sans-Détour propose des indices des activités du culte new-yorkais sans vraiment les exploiter. En l’état, ça permet simplement de montrer que le culte est établi dans la région depuis plusieurs années et de renforcer l’implication du lieutenant Poole, mais la dizaine de coupures de presse proposée semble assez disproportionnée pour ça. Les retours de parties semblent même indiquer que ça crée régulièrement de la frustration parce que, faute d’une improvisation inspirée du meneur, c’est autant de fausses pistes
Tout ça pour dire que si l'on souhaite commencer par un scénario d’introduction et que l'on considère que Jackson n’est plus si important que ça, on pourrait utiliser ces pistes. Pourquoi ne pas faire jouer une enquête sur un ou plusieurs de ces meurtres new-yorkais, par exemple ? L’idée serait de faire des tueurs scarificateurs des ennemis personnels des personnages et la raison d’être de leur groupe. Qu’ils s’arrêtent sur un constat d’échec ou qu’ils aient cru résoudre leur affaire en enfermant un ou des tueurs à Sing Sing (sans faire le lien avec la secte elle-même), le meurtre de la chambre 410 la rouvrirait de manière spectaculaire.»


J'ai aussi utilisé la version anglaise qui prévoit cette histoire d'enfermer un faux coupable à Sing Sing sans faire de lien avec la secte elle-même. J'ai aussi utilisé les références de bintz qui évoquait une prêtresse Vaudou que je vais utiliser comme fausse piste. Je vais croiser tout cela avec le journaliste qui disparait dans le scénario sur Ambrose Mogens dans le secret de New York, sans faire référence à son empire, pour éviter quand même que les joueurs mélangent tout.

Donc ce soir, un PJ journaliste au Times apprend le 19 février 1924 qu'un nouveau meurtre vient de se produire et qu'un journaliste Sidney Silver, qui enquêtait sur l'affaire de Scariface, a disparu. Ces derniers parviennent à faire main basse sur les rapports d'autopsie des premiers meurtres et découvre Sidney Silver zombifié chez lui...

Merci encore à Tristan Storme qui a publié les rapports des meurtres du lieutenant Poole sur l'asile de Tortulhu .

Par contre je ne sais pas comment je vais mener la fausse piste qui conduira les joueurs aux rituels vaudous depuis le zombie et surtout la marque sur le front (Mais Mordecai Lemming interrogé, qui ne sait rien, devrait les mener en bateau, en tout cas j'espère). Quand j'aurai récupéré le matériel, je ferai rentrer Elias en scène comme d'habitude...

Leonidas

Desparite

le 10.04
à 12:14

  
Ah, ce petit frisson du redémarrage des Masques ! On a beau dire, ça nous reprend toujours et directement par la moelle.

Pour le lien entre le zombie et les rituels, je penserai à des gris-gris caractéristiques qui pourraient "signer" l'origine :
par exemple :

- une poudre de corne de rhinocéros qui a été utilisé dans l'appartement pour le rituel de zombification et vendue exclusivement par une boutique très fréquentée par le culte (en évitant Ju-Ju pour ne pas aller trop vite).

- une patte de coq de combat nouées au cou du zombie ; la lame ouvragée fixée à l'ergot identifie le travail soigné d'un amateur de combats de coq lié au culte.

- en attaquant le budget "effets spéciaux", les Investigateurs pourraient trouver un disque suspect dans le gramophone de la victime, sa pochette, fraîchement posée en haut de la pile est d'un blanc neutre avec une seule mention (celle de son éditeur). Comme dans le film "la Porte des Secrets", il diffuse d'étranges imprécations qui font bourdonner la tête à l'écoute. Le disque a été utilisé pour le rituel bien sûr. Il ramènera les investigos perspicaces vers un éditeur chelou et ses clients meurtriers.
Si tu n'as pas déjà cette excellente B.O., la piste en question (Conjure of Sacrifice) est dispo à cette adresse .

Bonne motivation à toi dans tous les cas !
Leonidas

le 10.04
à 14:23

  
Merci Desparite pour le retour.

Je pensais effectivement aiguiller les personnages non pas vers une boutique de vaudou mais un speakeasy genre Uguli Palace ou le Victoria jazz club, je n'ai pas encore choisi. Ils sont tous les deux très fréquentés par le culte...

Là ils pourraient rencontrer un conjurateur, un espèce de marabou qui pourrait les renvoyer vers la prêtresse vaudou tenancière de l'Uguli Palace..

Je note aussi l'idée du disque utilisé pendant ces rituels).
Par contre je n'ai rien sur le vaudou en jeu dans Cthulhu il me semble. Je n'ai rien trouvé dans le secret du kenya.
Vous savez s'il existe quelque chose dessus dans la gamme ?

Merci bien
Léonidas

Leonidas

Desparite

le 10.04
à 18:08

  
Sur le Vaudou, il me semble qu'on trouve des choses dans les Secrets de la Nouvelle Orléans, non ?

Ou dans l'excellent scénario Haïtien Etoiles Brûlantes dans le recueil V6 homonyme.
Leonidas

le 10.04
à 21:13

  
Ah oui ok bien sûr, merci bien.
Voici le compte-rendu de la première séance :

Les joueurs :Arsène La Chapelière journaliste au Times
Giovanni de la Torre : inspecteur au BOI
Cécilia Peters : riche héritière (sortie du Jour de la Bête)
Mathew Lawson : occultiste et propriétaire d'un somptueux manoir à l'écart de New York et d'un appartement dans Manhattan
Georges-Joseph Assemani : professeur d'histoire et de langues orientales
Sam Winchester : homme de main


Mardi, 19 février 1924 / 13 radjab 1342 :

" Je viens de recevoir un télégramme d’Arsène, qui souhaite réunir le cercle au manoir qui vient d’être construit à la campagne. Il n’explique pas pourquoi…

Au manoir, Arsène est arrivé avec une collègue, Mme Shoshana, pour nous parler de meurtres barbares (et vraisemblablement liés à quelque culte vaudou) dont quelques articles ont parlé : un noir inconnu en novembre 22, un certain Patrick Russel en avril 23, un blanc inconnu en juillet 23, un nommé Tom Evans en novembre 23 et aujourd’hui même, un certain Angus Masone. Il se trouve que le meurtre a eu témoin la nuit dernière : John Epsender, pigiste au New York Times ; de plus, le journaliste du Times qui travaillait sur ces meurtres, Sydney Silver, est porté disparu depuis quelques jours.
Alors que la soirée débutait, de vieilles connaissances se sont présentées à l’improviste : MM. Wolf et Wolfstram… Comme munis d’un sixième sens, ils venaient nous parler de ces meurtres, mais c’était assez confus : ils souhaitent mettre la main sur le ou les meurtriers afin de les interroger, pensant qu’ils pourraient en tirer des informations pour les recherches allemandes en eugénisme.
Même s’il me semble du devoir des peuples civilisés d’apporter culture, science et technologie aux peuples sauvages, j’ai toujours été très gêné par les catégorisations en races supérieures et inférieures : c’est la culture et la civilisation dans laquelle on grandit qui modèle l’individu, pas ses gênes. Qu’on pense à Abraham Hannibal, le grand-père de Pouchkine, né en Éthiopie, asservi par des esclavagistes, puis acheté à Constantinople par un diplomate russe qui l’a élevé comme son fils et en a fait un intellectuel et un officier… et les qualités d’écrivain de Pouchkine ne sont plus à démontrer. Bref : je doute fortement qu’on puisse améliorer l’espèce humaine comme on améliore une race de chiens ou de chevaux…
Finalement, ils sont repartis sans pouvoir vraiment espérer notre soutien, mais je pense qu’il nous faudra être attentifs.

Inquiets pour leur collègue, Arsène et Mme Shoshana nous ont fortement poussés à nous occuper du cas. Comme il n’était pas encore trop tard, nous avons fait un saut chez M. Epsender pour voir s’il allait bien avant de rentrer chacun chez nous. Le pigiste était en bonne santé, un peu embêté d’avoir de la visite à onze heures du soir, mais il était raisonnable, je pense, qu’on lui dise de faire attention.

Leonidas

Leonidas

le 10.04
à 21:14

  
(Suite)
Mercredi, 20 février 1924 / 14 radjab 1342 :
Pendant que Giovanni et Matthew partaient au commissariat chercher les rapports d’autopsies des meurtres (je n’ai toujours pas bien compris comment ils ont pu les avoir : M. Hoover disait que l’un d’entre nous travaillait déjà pour le BOI, peut-être s’agit-il de l’un d’eux ; et vu que je ne pense pas que ce soit Matthew…), Cecilia, Sam et moi avons fait un tour chez Sydney Silver. Son logement était vide, mais lorsque Cecilia a ouvert un placard : une sorte de goule en est sortie et nous a attaqués !
Le monstre a crié d’une voix rauque que nous n’avions rien à faire chez lui, puis nous avons réussi à le faire fuir, non sans lui avoir arraché d’une balle de pistolet le bras, qui est resté au sol… L’arrivée de la police nous a poussé à fuir rapidement : nous étions entrés par effraction et aurions été retrouvés avec un bras arraché dans l’appartement d’un disparu…

De leur côté, Giovanni et Matthew ont pu remarquer que les quatre derniers morts (Patrick Russel, Gregory Fledding, Tom Evans et Angus Masone) ont tous un lien avec l’Afrique, ont été retrouvés près de Central Park, éventrés avec une sauvagerie telle que la mort est arrivée par hémorragie quelques minutes plus tard (mais aucun témoin ne mentionne quelque cri que ce soit dans le voisinage !).
L’assassin vu par John Epsender est d’ailleurs, vraisemblablement, noir.

Leonidas

Leonidas

le 10.04
à 21:38

  
[autre doublon]

Leonidas

Leonidas

le 10.04
à 21:39

  
[doublon]

Leonidas

Leonidas

le 15.04
à 13:01

  
Grâce aux remarques de Desparite, j'ai décidé de mettre en place une boutique qui vend des grigris vaudous juste à côté de l'Uguli Palace. La tenancière du speakeasy est aussi patronne de la boutique et également une mamba vaudou.

Quant au Victoria jazz club, je vais utiliser la description de la "Magie noire" du supplément qui décrit la nouvelle Orléans (p. 33-34) pour enrichir le lieu.
La librairie ésotérique Del Rio va me servir aussi de décor à la boutique vaudoo.
Comme les joueurs ont très vite décampé à l'arrivée de la police mais qu'ils ont pourtant interrogé le voisin de la maison avant de surprendre le zombie, ils vont de nouveau recevoir la visite du lieutenant Martin Poole, qui a cependant reçu quelques consignes du BOI pour les associer dans l'enquête... Ce dernier va donc les mettre dans la confidence des indices trouvés sur place, même si Martin Poole trouve que la description des intrus faite par le voisin est assez ressemblante par rapport aux investigateurs...

Leonidas

Desparite

le 15.04
à 17:31

  
Bon début, surtout s'ils ne savent pas encore trop quoi penser du "gars de l'armoire" : zombie/goule ou forcené à l'hygiène douteuse ?
A ce stade, ça me semble bien de laisser encore les conjecture ouverte, histoire d'emmener doucement les perso vers le surnaturel.

Bien vu les attaques localisées près de Central Park, un lieu toujours impressionnant et jamais complètement rassurant...

Au fait, il s'est barré le zom... propriétaire des lieux ? Il est passé par la fenêtre ?
Leonidas

le 16.04
à 12:39

  
C'est cela, les investigateurs se sont débattus avec lui et il est passé par la fenêtre...
Par contre, ils ont vu quand même qu'il s'agissait d'un mort-vivant vu la physionomie de la chose...
Il a quand même reçu une balle qui lui a déchiqueté un bras, ce dernier est tombé par terre et livrera des indices à la police, qui seront transmis aux joueurs. La patte de coq de combat sera nouée au bracelet porté par le bras abandonné sur place...

Leonidas

Desparite

le 17.04
à 09:26

  
Je vais sembler sévère, mais je trouve toujours dommage que le potentiel dramatique et scénaristique des apparitions de créatures soit si souvent bridé, voir annihilé par les réflexes culturels et les mauvaises habitudes de jeu des joueurs.

Nous bouffons du zombie quotidiennement par pelleté de 12 sur netflix et les jeux vidéos (sans parler des Zombie Walk), il est évident que ce n'est pas un zombie de plus qui va nous émouvoir directement. C'est transposable au gobelin d'univers Med Fan.

Mais ce qui est indéniable hors jdr peut être différent pendant une partie de jdr car la partie opère comme un filtre. Si nous y jouons avec implication, nous acceptons quelque part que ce n'est plus une Céline, un Jérémy ou une Béatrice qui tombe né à né avec une figure de zombie en 2019, mais bien un personnage des années 20 que nous accompagnons discrètement : un Giovanni, un Matthew etc.

Si nous sommes sincères, nous pouvons essayer de nous imaginer quelle pourrait être la réaction et les sentiments authentiques de ces personnages à une époque où les histoires de morts vivants sont quelque peu confidentielles (Dracula en roman : 1897 ; au ciné : 1931) et souvent rattaché au monde de l'enfance et à ses peurs.

La figure du zombie est pratiquement inconnue hors des cercles esothériques et cultuels.

La rencontre avec un forcené au regard vide, puant la charogne et que même la mort fuit dans un appartement sordide des années 20 devraient être un évènement extrêmement perturbant et marquant dans la vie de ces personnages, pas une insipide étiquette "Zombie lvl1 - lavage à sec, tenir la tête éloignée des balles".

Il n'en sera pas de même d'ici une quinzaine de scénario où une certaine habitude du mythe se sera installée chez les personnages (avec ses conséquences désastreuses en termes de santé mentale).

Après on peut se dire, comme je l'entend régulièrement que "ce n'est qu'un jeu et donc qu'on se prend pas la tête parce qu'on est là pour se marrer", soit. Je pense que ça nous fait rater un truc précieux et caractéristique du jdr (un peu comme de récupérer un CD du Requiem de Mozart dans une brocante uniquement parce qu'il reste une place à combler pour terminer la ligne sur l'étagère, sans jamais l'écouter).

Comment organiser les vases communicants pour déverser un peu de l'état d'esprit des personnages vers celui de leur joueur ?

Il me semble qu'en parler avant la campagne peut être un plus, la manière dont on aborde nos descriptions et dont on nomme les choses a également une importance (en particulier pour le MJ). Ensuite accepter de s'effacer quelque peu pour laisser la place à son personnage.
Le reste me semble une question d'empathie et de sensibilité difficile à influencer.

Désolé pour le pavé, je précise aussi que je ne m'adressais pas spécifiquement à ton groupe Léonidas ; je ne connais quasiment rien de vos pratiques de jeu, je ne peux donc les critiquer. Simplement ton récit m'évoquait des souvenirs et j'en ai profité pour réagir.
Serwire

le 17.04
à 13:04

  
Je rebondis sur le post de Desparite, sans vouloir trop digresser vis-à-vis de la campagne des Masques. Simplement pour dire que je me retrouve dans ces propos sur la difficulté de se glisser dans un personnage.

Le dernier scenario joué, tiré du "Musée de l'Homme", pour faire patienter mes joueurs (je prépare "Les Montagnes Hallucinées"), mettait en scène un groupe de cinq personnages communs. Tous avaient des compétences de combat rapproché ou à distance de base.

L'histoire faisait la part belle à une enquête au sujet d'une disparition, avec pas mal d’interaction avec des PNJs de classes sociales différentes. Normalement, le final mettait les joueurs devant un dilemme moral intéressant, ce qui change agréablement des réflexes de type "monstres - dynamite".

Pourtant, voyant le scenario tirer sur sa fin, sentant une confrontation physique probable se dessiner, un des joueurs a suggéré aux autres de s'équiper d'armes contondantes, flairant à quelle créature ils auraient certainement affaire. L'expérience du joueur l'a emporté sur les connaissances du personnage...

Le problème était en passe d'être résolu pacifiquement avec ces "créatures d'outre-tombe, répugnantes caricatures d'humains". Mais au dernier moment, les joueurs ont engagé le combat, pour profiter de l'effet de surprise. Leurs personnages ne devaient durer que le temps d'un scenario, l'occasion était trop belle ou bien la volonté de finir cette enquête en bagarre : tout ceci a joué.

Résultat : un seul a survécu, dans un état psychologique déplorable.

Parfois, j'ai l'impression que les pires monstres dans le jeu, ce sont les joueurs...
Hegan

le 17.04
à 13:20

  
Oui, les PJs sont des monstres : deux des "miens" ont gentiment planifié la mort d'un PNJ, parce que ce dernier les évitait (après une première rencontre plus que tendue).
Heureusement un 3e PJ leur a fait remarquer divers détails...

(je ne donne pas de nom mais il s'agit des Masques, épisode New York)
Desparite

le 18.04
à 09:33

  
J'en profite pour proposer au Taulier, s'il le veut bien, de diviser le sujet, histoire de ne pas noyer le CR de Léonidas.

Je ne sais pas pour vous - c'est peut être l'effet vieux con qui me gagne - mais je constate au fil des années (en convention et sur youtube) que le niveau d'empathie et d'implication des joueurs et MJ dans leur interprétation de personnages a tendance à se polariser : D'un côté des participants à la pratique plutôt empathiques et impliqués, de l'autre des participants qui abordent de plus en plus le jdr comme un jeu vidéo (en télécommandant leur perso sans réelle empathie, l'envoyant parfois faire des tests incongrus en comptant sur les points de vie/san restant); un peu moins de rôlistes entre ces deux tendances.

Si la première et la dernière population maintient, voire améliore la qualité de nos parties, la seconde (appelons-les "vidéistes") a tendance à faire glisser les sessions de l'ADC en "tribute to Scoobidoo" pas super convaincants.

Comme je l'écrivais, je vois pas de solution miracle si effectivement ça leur vient d'un manque personnel d'empathie. Dans le cas contraire, si cette tendance vient juste de mauvais réflexes acquis dans des jeux vidéo il y a peut être des choses à faire :

1 - mettre les joueurs devant leurs contradiction avec délicatesse, sans les contraindre. Par exemple dans ton cas Serwire, ça consisterait en cours de partie à interroger le joueur qui a proposé l'idée des matraques : "pour quelle raison ton personnage estimerait-il être mieux protégé par une arme contondante que par une bonne vieille machette ou un calibre .38 ?"

2 - leur rappeler l'imperméabilité de certains concepts entre joueurs et PJ : ce que vous autres joueurs savez du mythe ne doit pas et ne peut pas être exploité par vos joueurs qui en sont totalement ignorants. Exit les balles dans la tête du premier zombie rencontré, les domiciles bunkerisés de signes des anciens, le maçonnage des angles Tindalo-phobes etc.

3 - envisager de confier le décompte des points de vie et de SAN et leurs pertes au MJ exclusivement. Je l'ai déjà souvent rappelé mais un joueurs aborde souvent très différemment la suite d'un combat selon qu'il lui reste 6 PV que s'il n'en sait rien mais qu'on lui décrit une atroce griffure à la hanche qui a mis ses chairs à vif et saigne de manière préoccupante.
Idem pour la folie où le MJ peut déployer des trésors d'imagination pour mettre en scène les trauma sans jamais en parler (le fou sait-il qu'il l'est ?).

4 - opter pour l'exemple en rameutant un(e) joueur(se) empathique à sa table pour interpréter un P(N)J guest star le temps d'un scénar. Son exemple inspirera peut-être les autres ?

5 - S'ils ne le font pas déjà ; inciter les joueurs à parler de leur personnage à la première personne (parfois ça aide).

6 - Jouer à fond leurs lubies vidéistes tout en conservant les conséquences de leurs actes comme tu l'as fait Serwire : bein oui vous êtes tous morts/déments, mais n'étais-ce pas courru d'avance ?
Desparite

le 18.04
à 09:37

  
7 - Changer de système pour jouer à Cthulhu Dark (jouer Gritty pour aller plus loin avec le point 6).

8 - Changer le référentiel : les monstres en question ne sont plus sensibles aux armes contondantes mais juste aux dégâts incendiaires, une balle dans la tête d'un zombie ne l'arrête plus, seul sa décapitation/crémation l'arrêtera etc.

D'une manière générale je reste très confiant sur l'approche pédagogique charitable et l'exemple.

Et vous ? Gérez-vous cette problématique ? Si oui, comment ?
Leonidas

le 18.04
à 23:29

  
Bonsoir bonsoir

Ah je ne pensais pas faire réagir de la sorte. Je vais ajouter deux-trois choses.
Dans mon groupe, j'ai deux vétérans et trois débutants. Je pense être un vieux joueur mais je n'ai jamais entendu parler autant de métajeu que depuis que je suis dans ce club où je fais jouer. Les joueurs parlent même à voix haute d'options différentes à choisir en fonction de ce qu'ils savent et de ce que leur personnage connait. Et je dois toujours leur dire : attention, vous avez des éléments de réflexion que vos personnages n'ont pas. Ce fut flagrant pour les éléments d'eugénisme et le fait que des émissaires d'une ambassade allemande en parlent en 1924...( Ceci dit, cet élément n'est pas en relation tout à fait directe avec les meurtres en série, c'est une intrigue de fond que je suis en train de greffer sur l'ensemble de la campagne).
Il faut aussi, et ça c'est nouveau, que je leur interdise le téléphone portable : les débutants veulent vérifier en hors jeu une info sur les années 20 dans Wikipédia quand ils ne comprennent pas ce qui se passe, sans se retourner vers moi. C'est hallucinant !!! Lorsque je jouais avec des vétérans, ce réflexe ne se produisait pas...

Pour le "zombie", les joueurs ont eu peur, surtout la joueuse qui a ouvert le placard. Il y a eu quelques pertes en PV et en SAN. Je n'ai jamais décrit la créature comme un zombie mais comme un être immonde décharné, la peau sur les os, le regard vide... Et ils en ont conclu à un zombie ou une goule directe. Il faut dire qu'elle s'est jetée sur eux avant de s'enfuir. C'est vrai qu'en général, dans le feu de l'action, pour simuler la rapidité de l'enchaînement, je décris assez peu, en utilisant uniquement des descriptions brèves mais bien caractérisées... Mais apparemment j'ai peut-être simplifié à outrance en privilégiant l'action et les joueurs ont résumé en affirmant qu'ils avaient affaire à un zombie.
Quant au tir, ce fut plutôt un tir réflexe au moment où la créature humanoïde fuyait. Le joueur ne visait rien en particulier, mais il a fait une grosse réussite avec de gros dégâts donc j'en ai déduit la section du bras.
Voila voila
A suivre, surtout cette notion de métajeu que je n'avais pas à l'esprit quand je pratiquais à mes débuts il y a 30 ans.

OK pour le décompte des points de vie et de SAN par le MJ, même si ce n'est dans mes habitudes et ça enlève une partie de la gestion du personnage par le joueur qui fiat partie aussi du jeu.
Je ne connais pas Cthulhu Dark, il faudra que je me renseigne...

Merci pour les remarques !!
Léonidas

Leonidas

Leonidas

le 18.04
à 23:45

  
Je refais jouer la suite mardi prochain. Je ferai un briefing avant avec mes joueurs avec ces éléments pour qu'on en discute...
Je n'ai pas reçu ma boîte des masques, mais je vais venir après tout le monde car j'ai commandé sur le site de sans détour après la clôture du financement participatif...
Donc à suivre. Jackson Elias, que les joueurs ont rencontré dans le prélude au Pérou (version américaine des Masques V7), leur a envoyé une lettre en 1922/1923 ne leur disant qu'il travaillait sur la puissance des esprits des pharaons en Égypte : Lord Carnavon en serait peut-être une victime, il écrit un livre sur le sujet... Bref, Jackson ne leur a pas encore parlé de l'expédition Carlyle...

A bientôt
Léonidas

Leonidas


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