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[Conseil] De l'usage de la police
Dortigor

le 17.12.2016
à 20:20

  
Bonjour à tous et à toutes!

Je maîtrise pour le moment une campagne bricolée à partir de scénarii trouvés sur TOC ("La statuette", "Bonne année 1920" et "Dans les griffes d'Azathot").
Mes joueurs finissent pour le moment "La statuette".
Spoiler:
Mes joueurs viennent de débarquer chez le professeur O'Connely. L'esprit présent dans la statuette a été libéré et a quitté les lieux laissant deux goules dans la cave. Les PJ voient les goules, font demi-tour (elles ne les poursuivent pas).
Fin de spoiler
Ils appellent la police à l'aide, une patrouille de deux hommes arrive, ils descendent dans la cave. Ils tuent une des deux goules mais se font tabasser à mort. Les PJ décident, en entendant les hurlements, de descendre. Ils achèvent la goule.
C'est leur première rencontre directe avec le Mythe. Ne sachant trop comment réagir, ils téléphonent à la police pour expliquer la situation. Ceux-ci débarquent en force, constatent les dégâts et les interrogent. Mes PJ racontent la vérité: toute l'histoire du professeur, comment ils l'ont rencontré, etc.
Je ne sais pas trop quel comportement faire adopter aux policiers. Ils n'ont clairement jamais fait face à une situation de ce genre mais je n'ai pas envie de faire appel à une hypothétique brigade spécialisée en paranormal pour prendre l'affaire en charge.
Quelle pourrait être leur réaction vis-à-vis des PJ? Les croire? Les faire interner? Ils ont vus ce qu'il y a dans la cave, du coup il me semble logique qu'ils soient enclin à croire à l'histoire (vraie) des PJ.

Je suis à l'écoute de vos conseils sur cette situation précise (et de façon plus générale sur les interactions entre les PJ et la police lorsque les premiers font appel aux seconds parce qu'ils se sentent dépassés et que tout le monde se retrouve le nez dans le Mythe).

Merci d'avance!
Vilk

le 18.12.2016
à 00:28

  
ça vaut ce que ça vaut, mais pour bien connaitre la maison j'aurai tendance à te dire que les policiers sont hyper rationnels, c'est à dire attachés en premier lieu au faits (des cadavres criblés de plomb, des traces d'effraction, la présence d'armes ou de drogues...
La deuxième étape est: ses faits sont-ils sanctionnés par le code pénal?
La troisième étape est : les "mis en cause" ont-ils agit de façon intentionnelle?
Avec cette grille d'analyse, tu eux envisager les différentes questions et l’attitude que les policiers auront à l'égard des joueurs.
Il posent les questions, consignent tout dans un PV et transmettent à la justice. Si le cas apparait trop tordu, c'est probablement le parquet (procureur) ou un juge d'instruction qui reprendra la main et qui décidera d'investigations complémentaires.
Mais ça reste mon opinion.

l'ombre est sur nous...

Hegan

le 18.12.2016
à 15:56

  
Dans le doute, les policiers embarquent tout le monde pour "réfléchir au calme" (lire : au commissariat) et surtout pouvoir laisser un supérieur hiérarchique décider.

En tenant compte qu'effectivement comme indiqué ci-dessus ces gens là sont très rationnels ... Donc les histoires à dormir debout ...
Dortigor

le 19.12.2016
à 13:59

  
Merci pour vos réponses!
Olivier111

le 19.12.2016
à 23:57

  
La police a une faible tolérance pour ce qui sors du cadre habituel de leur travail.

Donc la réponse :

"Dans le doute, les policiers embarquent tout le monde pour "réfléchir au calme" (lire : au commissariat) et surtout pouvoir laisser un supérieur hiérarchique décider."

Me semble être la bonne.

CEPENDANT, les cadres ont peut être es idées différentes.

L'occultisme est très à la mode dans les années 30, ainsi que les recherches parapsychiques.

Il est tout à fait possible que des personnes, en haut lieu, aient envie d'entendre ce que les Pjs ont à dire...

Dans l'affaire de l'étrangleur de Boston, un médium a ainsi 'aidé' la police, presque officiellement.

De même, l'Eglise Catholique est très liée à la police (dont la majorité des membres ont Irlandais dans les années 30). Elle a peut être des idées un peu différentes sur le 'surnaturel...
Coaac

le 26.12.2018
à 14:59

  
Bonjour,
Je me permets de rebondir sur ce vieux post, mais qui illustre assez fortement une de mes craintes de MJ.
Sur certains (beaucoup de ?) scénarios, les enquêteurs découvrent, après des recherches plus ou moins longues, l'emplacement de ce qui abrite le ou les grands méchants de l'histoire : grotte, sous-sol...
Or, à ce moment précis, si les PJ décident de faire appel aux forces de l'ordre, et qu'ils arrivent à les convaincre d'intervenir, pour une raison ou pour une autre (crédit, histoire bien montée...), il est bien possible qu'une patrouille de policiers finisse par pénétrer dans le lieu en question... et là, ça fout pas mal le scénario en péril !
En effet :
- soit les policiers règlent le problème en arrivant à vaincre le "boss", et donc fin de l'histoire...
- soit les policiers sont vaincus, et là euh... ben, j'imagine que les autorités font intervenir des renforts, voire plus (agence intergouvernementale, armée ? )... et donc fin de l'histoire pour les PJ en tout cas,
- soit les policiers ne trouvent finalement rien dans l'endroit en question...mais bon, du coup, faudra inventer pourquoi le "boss" s'est enfui de son antre...
Bref, vous auriez des conseils svp pour ce genre de soucis ?
Cordialement,
Darkkeeper

le 26.12.2018
à 22:58

  
Mettre les PJs dans l'illégalité, faire que les PJs n'aient pas le temps d'avertir les forces de l'ordre, rendre le représentant des forces de l'ordre sceptique, surbooké, je-m'en-foutiste voir corrompu, mettre les PJs dans un lieu où il n'y a pas de police, etc.

Que Nyarlathotep veille sur toi...

Bernard

le 27.12.2018
à 09:55

  
Le métier même de l'investigateur est toujours à la limite de la légalité.
Un jour, au début des agissements de ma nouvelle équipe de jeunes investigateurs, ces derniers se sont retrouvés confrontés directement au massacre d'une vieille dame par une "chose" venue d'une autre dimension.
Cette chose est immédiatement repartie laissant mes investigateurs seuls avec le cadavre. La police est arrivée, et a coffré tout ce petit monde.
Je te laisse deviner la suite, inculpés pour meurtre avec actes de barbarie mes investigateurs en ont pris pour perpétuité!
J'ai un système personnel pour "jouer" les années de détention. Bref, ils sont encore en prison. Donc fin de ces personnages là...
Conclusion: mes investigateurs ont compris que la police n'était pas du tout leur alliée. Dorénavant ils prennent toujours moultes précautions pour agir lorsqu'il doivent franchir cette fameuse ligne rouge de l'illégalité.
Bon jeu!

bernard

Coaac

le 28.12.2018
à 09:04

  
Darkkeeper a dit...
Mettre les PJs dans l'illégalité, faire que les PJs n'aient pas le temps d'avertir les forces de l'ordre, rendre le représentant des forces de l'ordre sceptique, surbooké, je-m'en-foutiste voir corrompu, mettre les PJs dans un lieu où il n'y a pas de police, etc.
Merci pour ces idées.
Et avez-vous des astuces, non pas pour refuser l'intervention de la police, mais plutôt pour gérer le scénario si la police accepte d'intervenir (il y a un moment, si je refuse systématiquement, j'ai peur que cela soit finalement perçu comme le fameux "mur magique" du MJ qui refuse les initiatives des PJ...) ?
Cordialement,
Kagouf

le 28.12.2018
à 12:57

  
Pour ma part, cela dépend des circonstances...
Dans les Masques, le lieutenant Poole est passé de méfiant à bienveillant, les investigateurs devenant vraiment victimes. Mais, dans l'histoire, peu ou pas de monstres visibles.

A Londres, ils sont parvenus à mettre l'inspecteur Barrington dans leur poche, mais ce fut long et difficile. Toutefois, devant l'ampleur du truc, Barrington ne s'en est ouvert à personne. De ce fait c'était une petite aide, à la hauteur de ses moyens (couverture de certains actes, par exemple).

En Egypte, au Kenya, c'est devenu trèèèèès différent avec une police locale ou semi locale un peu excitée. Et donc une remise en cause systématique de ce qu'ils racontaient.

En Chine, c'est tellement le bordel avec les factions politiques qu'ils se sont faits arrêtés X fois.

Bref, pas de solution miracle mais l'idée que la police ne sera pas nécessairement une aide, et plus une contrainte qu'autre chose.

Après, je ne les ai jamais découragés sur les appels à la police. Ce sont juste leurs propos qui sont remis en cause.

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