Forums ■ [PbF] ■ Blogs ■ Toceur(euse)s  » Chat
TocCyclopédie ■ Époques


Sooooooo cool!
Cet espace dépourvu de tout contenu
est l'endroit idéal pour vous permettre de vous exprimer...
et ainsi compléter Toc :)


«
Une petite précision
Rowainrrr 18/10/2005
"Le croquis", inclus dans l'ouvrage "Le roi de jaune vêtu" chez Marabout, n'est pas la traduction de "The demoiselle d'Ys", mais de la nouvelle "A pleasant evening", du recueil "The maker of moons" (1986).
Le texte en VO : lien web

Hilton, le narrateur, est illustrateur pour le Manhattan Illustrated Weekly. Alors que son rédacteur en chef, le félin Mr Jamison, l’envoie dessiner des dessins d’animaux au zoo de Manhattan, Hilton surprend près des vautours une jeune femme portant diamant à un doigt dans un état de prostration et de profonde tristesse, et en réalise un croquis. Il la retrouve plus tard, sur les verdoyantes collines qui entourent New-York, tandis que passe un berger (1). En échange du croquis, la jeune femme lui confie deux lettres humides, qu’Hilton doit remettre à celui que lui indiquera son cœur.
Plus tard, Jamison lui demande de gagner la morgue municipale où gît une noyée, afin d’en faire le portrait. C’est avec surprise qu’il reconnaît alors la jeune femme qui lui a remis les lettres, d’autant plus que la morte serre dans son poing le croquis. Troublé, Hilton erre dans un parc où il se décide à lire les lettres, mais il rencontre leur réel destinataire, un vieux clochard français, un innocent condamné à mort pour traîtrise envers sa patrie. (2). Mais le clochard est aveugle, Hilton se résout donc à lui faire la lecture des lettres. Elles racontent qu’une certaine Aline revient le chercher pour prouver son innocence en France. La deuxième missive est un mot d’adieu, écrit durant le naufrage (collision avec un iceberg !), par la main de la même Aline. Fou de douleur, le clochard français se fait sauter la cervelle.
Hilton se réveille alors au zoo. Confus, il reprend ses esprits alors que près d’un là, un attroupement se fait autour d’un banc public où sont découverts deux cadavres enlacés, le français tenant les lettres en main, et une jeune femme portant diamant à un doigt, serrant dans sa main le croquis de Hilton.

Récit d’épouvante classique, il ne trouve sa place dans le recueil du « Roi en jaune » que par l’ambiance, traduite par l’abattement moral du narrateur, une imagerie funèbre, la vie des morts...

Notes :
(1) qui pourrait rappeler le Haïta de Bierce.
(2) Notons que ce français rappelle à Hilton Benedict Arnold, un traître de la Guerre de Sécession dont Poe s’était amusé, à West Point, à se faire passer pour le descendant direct...
Tous les matériels trouvés sur ce site sont la propriété de leurs auteurs respectifs. Toute utilisation de ressource trouvée ici est régie par les Creative Commons. Logo & Déco intérieure par Goomi
Pour toute question quant à leur utilisation, contactez-nous: .