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Par PM :

The Dunwich Horror, également sorti sous le titre The Darkest Evil, est une production Nu Image adapté, on ne s'en douterait pas, de la nouvelle éponyme de HPL.
Tout commence en Louisiane, en plein pays cajun, avec la naissance des enfants de l'albinos Lavinia. Un premier enfant qu'elle qualifie de "si mignon" sous l'oeil apitoyé de l'infirmière manifestement pas de cet avis, suivi d'un autre arrivant dont on ne voit qu'une paire de tentacules qui s'enroulent autour du bras de ladite infirmière...
Dix ans après, soit de nos jours, nous retrouvons le Dr Henry Armitage, consultant occulte appelé avec son assistante, Fay Morgan, sur le lieu d'un exorcisme, pour nous rendre compte qu'il dispose de connaissances étendues en la matière, étant capable de projeter des "éclairs" de ses doigts.

La possédée tentant d'ouvrir un portail vers "Ailleurs" au moyen d'une petite pyramide de métal en tous points digne de la Boite de Lemarchand, Armitage est décidé à remonter la piste concernant ce portail et pour cela rend visite au professeur Rice, bibliothécaire de l'Université, pour consulter la page 751 DU Livre (vous devinez pas lequel ?).
Il se présente d'aileurs à Rice en lui déclamant LA phrase ("That is not dead....") que celui-ci identifie immédiatement.

Manque de bol, Rice est un sceptique convaincu ! Mais pour les beaux yeux de Morgan, son ex-femme (du moins on peut le supposer), il accepte de l'aider.
De son côté, Wilbur Whateley, maintenant agé de dix ans mais en paraissant bien plus, recherche également cette page pour ouvrir le portail à Yog Sothoth.
Armitage lui ayant arrangé une entrevue, Rice et Morgan rendent visite à un mystique nommé Olas Wormius vivant dans une sorte de bordel/palais des mille et une nuits au milieu des marais de Louisiane, lequel l'envoie en quête de détenteur du livre, un nommé Charles Ward. La visite dans la demeure de celui-ci se révèlera riche en surprises pour nos deux investigateurs, avec même la rencontre d'un arabe qui n'a pas l'air bien dans sa tête...
Pendant ce temps, Wilbur se rend à l'université et rencontre Armitage, lequel à force de compulser des registres a pu retracer une partie de l'histoire d'une Confrérie Noire cherchant à amener Yog Sothoth sur Terre.
Un petit jet de baratin plus tard, Wilbur convaincu d'avoir trouvé un allié, ramène Armitage chez lui, à temps pour y rencontrer son frère jumeau.
Il reviendra ensuite à Rice, Morgan et Armitage de mettre hors d'état de nuire ledit frère avant qu'il ne réussisse à ouvrir le passage pour son père.
Comme on peut le voir, le film réussit à faire un bon mix entre le déroulement de la nouvelle d'origine et l'enquête que pourraient mener des Investigateurs. L'enquête elle même est plutot bien menée.
La réalisation n'est pas transcendante mais très honnête et on sent le série B de bonne facture qui se laisse regarder.
Au passif, le budget des effets spéciaux a du partir très vite, forçant les techniciens à faire avec les moyens du bord : tentacules en plastique un peu raides, transformation de Wilbur qui commence pas mal, avec des tentacules sortant de son manteau et des lueurs vertes de sa bouche et ses yeux, mais finit de façon un peu ridicule, un simple squelette couvert de slime verdâtre touchant le sol au plan suivant. De son côté le frère de Wilbur se résume à une créature en CGI plus ou moins bien foutue et à un nuage violet parcourant la campagne, tout à fait digne du pet cosmique Galactus (dans Fantastic Four : Rise of the Silver Surfer).

Au final, il faut reconnaitre que l'horreur n'est pas vraiment au rendez-vous. En dehors de la décomposition express de Wilbur (et même elle pourrait probablement passer) il n'y aurait rien à couper pour une diffusion TV (si ce n'est pour les chaines US un "plan nichon*" de quelques secondes dans le palais de Wormius).
Au chapitre des curiosités, notons la présence dans le rôle de Armitage de Dean Stockwell (plus connu du grand public pour son rôle de Al l'hologramme dans la série Code quantum) qui incarnait Wilbur Whateley dans l'adaptation de Daniel Haller dans les années 70, et Jeffrey "Reanimator" Combs grimaçant pour lui succéder dans le rôle de Wilbur.

Disponibilité en France : à ma connaissance, non.

Plan Nichons !
Technique consistant à réveiller ou à soutenir l'attention du spectateur en découvrant la poitrine d'une ou de plusieurs actrices. La justification de cette exhibition passe généralement au second plan; son utilité dans le scénario est en tout cas, généralement inversement proportionnelle à sa durée.
www.nanarland.com
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Marrant
Vonv 11/02/2014
Vu. C'est pas transcendant, c'est à voir quoi, pour la culture
MOuaif
taro_d_zbel 12/12/2012
Je l'ai vu cette semaine .. en plusieurs fois entrecoupées de périodes de sommeil ! Le film est franchement chiant !
Trailer
Vonv 17/08/2011
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