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A la fin du XIXème siècle, Madrid, un outlaw, s'échappe avec la fille du bourreau qui devait le pendre. Pendant ce temps, le vieil écrivain Ambrose Bierce traverse les Etats-Unis pour rejoindre l'armée de Pancho Villa...



Le réalisateur P.J. Pesce a travaillé auparavant sur des petites productions et des séries TV. Ce troisième volet de la série Une nuit en enfer est destiné, comme le second, à une exploitation directement en vidéo. L'histoire originale est encore du réalisateur Robert Rodriguez (Une nuit en enfer (1996), The faculty (1998)...). On trouve ici un casting assez sympathique, avec Marco Leonardi (Le syndrome de Stendhal (1996) de Dario Argento...), Temuera Morrison (L'âme des guerriers (1994)...), Rebecca Gayheart (Urban Legend (1998)...) Comme dans les deux épisodes précédents, Danny Trejo tient le comptoir du Titty Twister...
Une nuit en enfer 3 commence comme un bon western, très inspiré des films de Sergio Leone, particulièrement Le bon, la brute et le truand (1966) (les scènes de pendaison, la traversé du désert...). D'ailleurs la musique a en permanence des accents très proches des compositions d'Ennio Morricone (particulièrement Il était une fois dans l'ouest (1968) de Sergio Leone...). Il ne manque aucun élément du genre: on a une bagarre de saloon, des cavalcades, des grands espaces, un gang de hors-la-loi, une attaque de diligence... On a même le droit à des fusillades nerveuses et sanglantes qui rappellent les western de Sam Peckinpah (La horde sauvage (1969)...). Les interprètes sont tout à fait à l'aise, et seule une photographie parfois un peu bâclée vient nous rappeler qu'on a affaire à une petite production destinée à la vidéo. L'ensemble est rehaussé par la présence de l'écrivain Ambrose Bierce (Le dictionnaire du diable...) présenté comme une vieille tête de mule, à la fois courageux et intelligent. On s'attend alors à un développement original et intéressant. Malheureusement, la seconde partie de Une nuit en enfer 3 se contente de reprendre la formule du premier épisode. Une fois que du sang est versé dans le refuge des vampires, l'histoire se saborde et dégénère en une mêlée gore et confuse, pas très intéressante. Si cela était surprenant dans Une nuit en enfer de Rodriguez, on a une impression de redite dans ce nouveau film. On a donc à nouveau droit à des empalements énergiques, à d'abondants flots de sang et à des fusillades chaotiques. Le tout semble filmé et monté par une équipe qui aurait trop forcé sur la tequila... A la limite, le fait que le film se déroule au XIXème siècle n'a plus aucune importance. La fin nous apporte quelques révélations sur les origines du Titty Twister, mais ce n'est pas vraiment passionnant. Néanmoins, les débordements gore sont assez jouissifs (et complètement inimaginables dans un produit américain pour le cinéma aujourd'hui...) et les effets spéciaux ne déméritent jamais. Malgré les qualités du début du film, la fin de Une nuit en enfer 3 laisse tout de même une petite impression de gâchis. Néanmoins, l'ensemble reste tout à fait regardable et s'élève bien au dessus du niveau moyen des habituels inédits de vidéo-club.
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