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Randolph Carter, étudiant spécialisé dans le surnaturel à l'université Miskatonic, raconte une légende concernant une maison hantée du voisinage. Un ami très rationaliste refuse de le croire et décide de passer la nuit seul dans cette demeure...



The unnamable est la première réalisation de Jean-Paul Ouellette. Ce film est une adaptation de la nouvelle L'indicible (1923) de Lovecraft. Il est clair que les acteurs et les techniciens de cette production sont essentiellement des amateurs, à part R. Christopher Briggs (effets spéciaux sur des films comme Critters (1986) ou Freddy 3, les griffes du cauchemar (1987)...), le créateur du monstre.
Le retentissant succès de Re-animator (1985) et From beyond (1987) de Stuart Gordon donna des idées à des jeunes réalisateurs peu fortunés: Lovecraft + gore + léger érotisme = $$$... The unnamable reprend donc ces éléments en se proposant d'adapter une courte nouvelle de Lovecraft. Toutefois le film s'oriente rapidement vers une histoire de maison hantée. Des jeunes sont ainsi enfermés dans une bâtisse délabrée où rôde un monstre amateur de crimes violents et sanglants. Ce film eut une suite en 1993: The unnamable II, the statement of Randolph Carter. Malheureusement, Jean-Paul Ouellette est très loin d'avoir le talent de Gordon. La réalisation de The unnamable est désespérément plate et statique. Ce film manque sérieusement d'originalité: il n'y a aucun plan qu'on n'ait pas déjà vu dix fois ailleurs. L'influence du premier Evil dead (1982) est ainsi particulièrement évidente (maison en ruine, jeunes stupides, branches d'arbres animées...). Quand au scénario, il ressasse les lieux communs des slashers américains les plus stupides (des garçons amènent des filles dans la maison hantée pour leur faire peur et ensuite "les tirer"...). L'amateurisme de l'ensemble et le manque de moyens financiers (évident jusque dans les costumes) pourraient rendre ce film sympathique. Malheureusement il est vraiment trop ennuyeux et prévisible pour retenir l'attention du spectateur. On remarque que les effets spéciaux sont plutôt décents, même si ils n'ont rien de grandioses. Le pire reste la nullité des comédiens, aggravée par un doublage français à peine digne d'un film porno: il faut dire qu'ils ne sont pas aidés par des dialogues d'une sottise absolument effarante.

Bref The unnamable est un authentique navet, ennuyeux et prévisible, qui ne réjouira que les pervers amateurs de second degré et de dialogues risibles (je vous recommande à ce titre une inénarrable scène de drague en bibliothèque...).

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