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Une jeune infirmière recueille Cody, la fille de sa sœur. Mais celle-ci semble avoir des dons surnaturels. Le gourou d'une secte new-age cherche alors à récupérer l'enfant...



L'élue est réalisé par Chuck Russell, un habitué du cinéma fantastique ((Freddy 3, les griffes du cauchemar (1987), Le blob (1988), The mask (1994)...). C'est une assez grosse production qui rassemble des comédiens célèbres comme Kim Bassinger, Ian Holm (Le cinquième élément (1997), eXistenZ (1999) et futur Bilbo dans Le seigneur des anneaux de Peter Jackson...) ou Christina Ricci (Sleepy hollow (1999)...).  Il semble que ce soit une tentative de la compagnie Paramount de profiter du succès du thriller fantastique Sixième sens (1999).
L'élue s'inscrit dans la longue tradition hollywoodienne de films de "démonologie", ou s'affrontent les forces présentes dans les religions chrétiennes : Dieu et Satan. Cette mode a été lancée par Rosemary's baby (1968) de Roman Polanski et L'exorciste (1973) de William Friedkin, deux énormes succès du cinéma américain d'épouvante. Ce nouveau film louche plutôt vers la série des Damien, qui présentait un enfant antéchrist. On a ici une fillette aux pouvoirs surnaturels que convoitent les adorateurs de Satan, bien décidés à en faire une arme à leur service. Le film parvient à intéresser le spectateur grâce à une narration assez soignée. L'histoire, même si elle n'est pas originale, a un certain rythme et parvient à ménager un bon suspens. Kim Bassinger incarne de façon crédible son personnage de maman-poule célibataire. On apprécie aussi que ce film tourne le dos à certains effets faciles du cinéma actuel : les grosses explosions, les effets spéciaux spectaculaires et les cascades monstrueuses sont réduits au minimum. La réalisation est classique, mais efficace. Il faut  sans doute voir dans cette sobriété une conséquence positive du succès de Sixième sens. Malheureusement, L'élue souffre d'une carence flagrante d'originalité. Les influences de Sixième sens (photographie sombre et ocre, enfant aux pouvoirs paranormaux...), de L'associé du diable (1997) (démon cabotin...) et surtout de la série des Damien (particulièrement La malédiction finale (1981) et son grand conflit entre les forces du Bien et du Mal) sont particulièrement évidentes. Les effets spéciaux ont beau être assez rares, ils sont tout de même fortement ratés (les rats en image de synthèse ne feront peur à personne...). D'autre part, le conflit bien/mal est lourdement figuré par l'intervention un peu ridicule d'anges et de démons. Le final donne un peu trop dans la mièvrerie.  L'élue se suit sans ennui et bénéficie d'une réalisation assez efficace. Malheureusement, son manque d'originalité et sa représentation assez nunuche du combat Dieu/Satan sont gênants. Mais si vous n'êtes pas trop exigeant, vous vous laisserez porter par ce film.
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