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Le docteur Potter vient remplacer un médecin dans un asile psychiatrique. Un des malades les plus dangereux est convaincu que ce jeune homme a assassiné son prédécesseur pour lui prendre sa place. Il veut le venger...



Alone in the dark avait fait découvrir le réalisateur Jack Sholder, qui devait ensuite réaliser La revanche de Freddy (1985) et le remarquable Hidden (1987). Hélas, sa carrière s'orienta vers des films d'action et des produits pour la télévision... Ici, il a la bonne idée de réunir des comédiens sympathiques, qui étaient, hélas, un peu en bout de course : Donald Pleasance (Halloween (1978)...), Martin Landau (la série TV Mission impossible, Ed Wood (1994) de Tim Burton...) et Jack Palance (Le mépris (1963) de Jean-Luc Godard, Bagdad cafe, Batman (1989) de Tim Burton...).
Alone in the dark commence de façon assez amusante en nous décrivant une institution psychiatrique étonnante. Si les patients sont hauts en couleurs, le directeur de l'établissement est lui-même un lunatique. Cela lui permet d'ailleurs de mieux appréhender les besoins et les manies de ses malades. Car, en effet, ses méthodes sont plutôt efficaces. Ainsi, même les plus dangereux serial killers arrivent à vivre en harmonie avec le personnel soignant et les autres dérangés du ciboulot. Dans cette première demi-heure, les interprètes cabotinent sympathiquement (Martin Landau mettant le feu à sa chemise !) et le film nous propose une amusante galerie de cinglés.

Puis, profitant d'une coupure de courant qui neutralise les systèmes de sécurité, les quatre tarés les plus dangereux de l'asile s'échappent et se rendent chez le nouveau médecin, qu'ils soupçonnent d'avoir tué son prédécesseur. Avant d'aller lui régler son compte, ils passent par un petit supermarché pour s'équiper de pied en cape. L'un d'eux n'oublie d'ailleurs pas de se cacher le visage derrière un masque de hockeyeur à la mode Jason. Une fois achevée cette mise en place, le film sombre alors dans un psychokiller pompant assez mollement et sans trop d'imagination le premier Halloween (1978). En effet, si on met cette partie du film en équation, voici ce qu'on obtient :

Alone in the dark = (serial killer X 4) + échappés d'asile + baby sitter + Donald Pleasance + petite maison = Halloween + (serial killer X 3) - John Carpenter

Ah, il faut avoir fait des études pour bien parler de cinéma !

Évidemment, le "- John Carpenter" se fait un peu sentir : la réalisation est en permanence assez plate et l'histoire est plutôt prévisible. Martin Landau gagne haut la main la palme des grimaces les plus ridicules. Néanmoins, le récit est correctement rythmé et certains moments réussissent à être authentiquement malsains (la petite fille confrontée au pédophile...). La fin est aussi assez réussie et parvient à élever le film (très légèrement) au dessus du lot commun.

Bref, Alone in the dark est un petit slasher typique des années 1980, bénéficiant d'un casting étonnant. S'il se suit sans trop d'ennui, sa platitude et son manque d'originalité en font tout de même un produit réservé aux spectateurs les plus indulgents...

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