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Une bande de jeunes décide de passer leurs vacances au bord d'un lac. Un d'entre eux connaît une légende de la région à propos d'un crocodile mangeur d'hommes...



Tobe Hooper est un des grands noms du cinéma d'épouvante. Il a en effet réalisé en 1974 Massacre à la tronçonneuse, grand précurseur du cinéma gore américain des années 80. Quelques années plus tard, il réalisera un célèbre film de maison hantée Poltergeist (1982), produit par Steven Spielberg. Malheureusement, ses tentatives de faire des films de science-fiction sont de terribles fiascos (Lifeforce (1985) et L'invasion vient de Mars (1986)). Petit à petit, il ne travaille plus que pour la télévision ou pour des productions peu prestigieuses destinées essentiellement au marché vidéo, comme ce film qui suit opportunément la mode des grands reptiles carnivores (Anaconda (1997), Lake Placid (1999)...). ).
Ce Crocodile sort donc directement en France chez Imatim, distributeur spécialisé dans le nanar inédit. Il s'agit plus ou moins d'un prolongement de Le crocodile de la mort (1976), autre film de Tobe Hooper. On retrouve ainsi l'histoire du crocodile qui dévaste un hôtel. Ici l'intrigue est extrêmement basique. Des jeunes gens particulièrement stupides partent faire la fête sur un grand lac, près d'un marécage. Cette mise en situation lacustre est une figure classique du film d'horreur (la série des Vendredi 13 et son ancêtre italien La baie sanglante (1972) de Mario Bava...). On suit alors leurs problèmes sentimentaux et leurs blagues épaisses à base de bouteilles de bière remplies d'urine. L'interprétation sent fortement l'amateurisme. On a toute une première partie du film qui, si elle se suit sans ennui, ne captive pas vraiment le spectateur. Quelques attaques discrètes de crocodile ne suffisent pas à rehausser le niveau.  Heureusement, la seconde partie part dans la direction d'un film d'horreur gore et énergique. Les effets spéciaux sont très rudimentaires, mais ils ne manquent pas de charme. Hooper réussit des séquences assez amusantes, avec des traits d'humour bienvenus.  Malheureusement, le film n'atteint jamais des sommets dans l'efficacité. On regrette aussi la lenteur du démarrage. Toutefois les amateurs de second degré et les nostalgiques de l'épouvante des années 80 trouveront matière à se distraire avec ce Crocodile.
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