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Le film est composé de trois sketches :

The gas station : une jeune fille doit tenir seule une station-essence la nuit alors qu'un tueur maniaque sévit dans la région... Hair : un homme inquiété par sa calvitie expérimente la méthode Roswell pour la repousse des cheveux... Eye : un joueur de base-ball perd un oeil dans un accident. On lui greffe l'oeil d'un mystérieux donneur...



En 1995, John Carpenter accepte de faire une série de petits films d'horreur pour une chaîne du câble américain. Il réalise donc deux sketchs (The gas station et Hair) et confie la réalisation d'un troisième à Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse (1974), Poltergeist (1982)...). Le film est séparé par des petits sketchs morbides dans la tradition de la série TV Les contes de la crypte. Ici, ces sketchs sont interprétés par Carpenter lui-même. Dans le casting on remarque des acteurs célèbres (quoique légèrement has been...) comme Mark Hammil (alias Luke Skywalker) ou Stacey Keach (alias Mike Hammer). Mais on a aussi les apparitions de célèbres réalisateurs de films d'horreur : Sam Raimi (les Evil dead), Wes Craven (Les griffes de la nuit (1984), Scream (1996)...) et Roger Corman (La chute de la maison Usher (1960)...).

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The gas station est un petit suspens plutôt bien foutu. On pense énormément à Halloween, bien que le ton soit plus léger. La fin rappelle ces scènes de siège dans lesquelles Carpenter excelle (le phare de Fog (1980), le commissariat d'Assaut (1976)...). Néanmoins la réalisation est un peu trop conventionnelle et plate. Ce sketch reste néanmoins un bon moment d'horreur sans prétention.

Hair est une espèce de conte moral, fantastique et comique (Carpenter venait de réaliser Les aventures d'un homme invisible (1992), une comédie fantastique). Stacey Keach y est particulièrement brillant. Malheureusement, l'histoire tire en longueur, et le spectateur s'ennuie rapidement. La réalisation de série télévisée manque sérieusement de nerf.

Enfin, Eye de Tobe Hooper vient clore ce film. Cette histoire horrifique reprend le thème classique de Les mains d'Orlac (1924) de Robert Wiene, dans lequel un pianiste virtuose se faisait greffer les mains d'un assassin après un accident. Malgré quelques moments bien gores, Eye est handicapé par une réalisation particulièrement plate et un récit trop banal.

Ce film à sketches constitue donc une pause dans la carrière de Carpenter. Mais cette pause manque d'ambition dans sa réalisation. Heureusement, The gas station et les sketches de transition sont assez sympathiques et permettent de rehausser l'ensemble.
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