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Note sur les abréviations :
"d" pour les pence, "s" pour les shillings et "£" pour les livres. A cette époque les montants sont souvent notés ainsi : "s/d".

La poste

Le service postal dans les années 20 et 30 était bien meilleur qu'aujourd'hui. Poster une lettre était bon marché et il y avait plusieurs distributions par jour. Il était tout à fait possible d'envoyer une lettre de Londres à Reading le matin et de recevoir une réponse tard dans l'après-midi. Le courrier étranger était légèrement moins fiable à cause de l'absence d'un service postal aérien de qualité. La manière la plus rapide d'envoyer un message d'un endroit à un autre était le télégramme. Ce service était efficace et fiable, bien que, durant la période, il ait été progressivement abandonné au profit du téléphone.

Prix :

Lettres1,5d pour les 2 premières onces + ½d par once supplémentaire
Empire & USA0,5d pour 1 once + 1d par once supplémentaire
Etranger2,5d pour 1 once + 1,5d par once supplémentaire
Colis6d pour 2 livres, 9d pour 5 livres, 1s pour 8 livres
Télégrammes1s pour les 12 premiers mots (adresse comprise), puis 1d pour chaque mot supplémentaire. Il y avait une surtaxe 6d le dimanche et les jours fériés.

Le téléphone

Le nombre de téléphones en service en Grande-Bretagne était bien loin d'égaler celui des Etats-Unis à la même époque, bien qu'il fut en forte augmentation. En 1928, un tiers de tous les téléphones du pays étaient à Londres, et même dans la capitale il y avait seulement un téléphone pour 7,7 personnes. A ce moment-là la Grande-Bretagne enregistrait une moyenne de 28,6 appels par personne et par an.

Passer un appel n'était pas facile non plus. Les échanges automatiques étaient rares : vous deviez souvent téléphoner à l'opérateur et demander à être connecté au numéro que vous désiriez.

Les journaux

Les journaux quotidiens étaient très courants en 1919 et il y avait beaucoup de choix. Ils allaient des tabloïds bon marché à ½ ou 1 penny au puissant Times à 2 pence. Hormis le Times, qui était le seul journal auquel un gentleman accordait de l'attention, les autres titres en vente (et leurs allégeances) étaient :
• The Daily Telegraph (hommes d'affaires) ;
• The Morning Post (conservateur impérialiste) ;
• The Daily News and Daily Chronicle (libéral) ;
• The Daily Mail (tabloïd indépendant) ;
• John Bull (Horatio Bottomley) ;
• The Daily Express (Lord Beaverbrook) ;
• The Daily Herald (travailliste).
Des journaux du dimanche tels que The Observer, The Sunday Times, The Sunday Express and The News of the World étaient également disponibles. Les activités sociales des classes supérieures étaient rapportées dans un magazine hebdomadaire, Tatler.

En dépit de la profusion des titres, les nouvelles dans différents journaux pouvaient souvent être identiques mot à mot, parce que les plus petits journaux ne pouvaient pas entretenir un grand nombre de journalistes. Ils réimprimaient donc in extenso les communiqués de Reuters. Cependant, l'utilisation de la télégraphie et de la radio permettait d'avoir les nouvelles étrangères assez à jour.

La radio & la télévision

Fondée en octobre 1922, la BBC est très rapidement devenue une source importante de nouvelles, d'information et de divertissements. Son premier directeur, John (par la suite Lord) Reith, était le fils d'un ecclésiastique écossais et c'est sa morale stricte qui a forgé la réputation de la BBC : impartialité, parfaite prononciation et ambiance étouffante. Reith insistait pour que même ses présentateurs des nouvelles radiophoniques portent des vestes de soirée ! A partir de septembre 1923 et après, les détails de tous les programmes de la BBC pouvaient être trouvés dans son magazine hebdomadaire, Radio Times (2d).

Au départ, la plupart des programmes radiophoniques étaient musicaux, mais ils se sont rapidement diversifiés pour introduire des programmes religieux, des pièces de théâtre, des émissions éducatives et l'Heure des Enfants. La diffusion des nouvelles n'était pas autorisée avant 7h00 du matin, une concession aux propriétaires de journaux inquiets. L'un des divertissement les plus populaires était le Music Hall qui retransmettait des artistes de variété bien connus.

Bien que la télévision soit apparue très peu de temps après la radio, elle n'a pas gagné la prééminence avant la seconde guerre mondiale. Les premières émissions de TV étaient des événements très étranges : l'équipement de l'époque exigeait que les interprètes s'assoient dans des studios entièrement noirs, balayés par un faisceau de lumière intense. Le maquillage de studio comprenait du rouge à passer sous les yeux et du bleu à lèvres.

Les principales bibliothèques

La liste suivante indique les principales bibliothèques britanniques renfermant du matériel à priori intéressant pour des investigateurs de Cthulhu :

• The British Museum (Bloomsbury, Londres)
• The National Library of Scotland (Edimbourg, fondé en 1925)
• The Bodleian Library, Oxford (bon pour les manuscrits orientaux)
• Bibliothèque de l'Université, Cambridge
• Bibliothèque du Trinity College, Cambridge
• Les bibliothèques des cathédrales de Durham, York, Exeter et Hereford (Exeter s'est spécialisé dans des travaux saxons, Hereford a une petite, mais superbe, collection de bibles anciennes et de livres grecs, romains et arabes)
• John Rylands Library (Deansgate, Manchester) ;
• The Society of Antiquaries (archéologie - Burlington House, Londres) ;
• The Royal Geographical Society (cartes - Londres) ;
• The Theosophical Society (occultisme - Bedford Square, Londres ; 45 Lancaster Gate après 1931).

Nous devons également mentionner la Bibliothèque Nationale à Paris. Bien qu'il soit pénible à un Anglais de l'admettre, la Bibliothèque Nationale de France possède probablement la meilleure collection de manuscrits anciens du monde, grâce aux acquisitions de Napoléon. Sa seule rivale est la Bibliothèque du Vatican, qui ne devrait pas être ouverte aux investigateurs.
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