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TocCyclopédie ■ Époques

Raff se pointe... Dead Line se lâche...


6h10, le quai de la gare de Calais et désert... aucun train à l'horizon.. Raff ne comprend toujours pas la raison de sa présence ici, et surtout pas pourquoi il a accepté. Incroyable ! Qui aurait pût dire que lui, le rationnel, " l'intellectuel " comme aiment à l'appeler ses " potes " de jeu, se soit laissé convaincre si facilement. Et encore plus incroyable ce rendez-vous.
Hier, quand Vonv l'a appelé sur son portable, il fut agréablement surpris... une joie réelle, d'être enfin accepté dans la Confrérie, la TOC-TEAM. Il fut légèrement étonné mais surtout très très très heureux d'entendre Vonv lui dire qu'il venait, lui et trois autres membres de la " Team ", à Calais, voyage d'affaire paraît-il. Ils prenaient le train de nuit... arrivée à 6h28 en gare de Calais-Maritime.
Ce matin, le réveil n'avait pas encore sonné que Raff était debout. Il n'en revenait toujours pas, Vonv, et trois autres membres ! Ici, à Calais ! Enfin, la journée lui donnerait toutes les réponses, pour l'instant évasives, à ses trop nombreuses questions.
Ne voyant toujours aucun train profilé le bout de son nez, il s'approche du bureau de circulation... toujours personne. C'est quand même bizarre.... aucun train, aucun agent, rien ni personne... le désert...Même le trafic maritime est nul... le temps semble figé dans l'aube naissante.
6h15, la brume du petit matin se lève lentement sur la mer calme. Machinalement, pour tuer le temps et l'impatience qui grandit, Raff donne de petits coups de pieds dans des graviers. Le plus petit ricoche sur le quai et rebondit pour terminer sa course sur le bord du port, semble s'arrêter, puis roule une dernière fois pour tomber dans le vide...
Plouf !
Ce bruit unique et insolite dans le silence le surprend... Il n'y a aucun bruit. On dirait que même les goélands se sont tus... eux pourtant si bavards... d'ailleurs, il n'y en a presque pas. Juste un gros mâle un peu plus loin qui arpente de sa démarche singulière le bord du quai maritime.. À l'affût d'un cadavre de poisson ou des restes de pêches.
6h20, toujours rien. La brume a disparue, le flux marin vient heurter mollement les piles du port. La ville s'éveille au loin, vague murmure qui s'amplifiera dans peu de temps. Raff s'approche de la voie ferrée... son regard erre au hasard sur la voie, le ballast, le rail rouillé... rouillé ? Comment se fait-il ? Le passage répété des trains devrait empêcher au moins la partie supérieure de rouiller, mais avec la mer à côté... on ne sait pas trop. Et le feu ? Pressant le pas, Raff va au début du quai de chemin de fer et regarde le signal d'entrée : éteint !
Là, ce n'est pas normal !
Raff réfléchit : comment joindre Vonv et l'équipe de la " Team " ? Il vérifie encore une fois, mais non, il n'a pas le numéro de téléphone de Vonv, et l'appel de la veille était " secret "... comment faire ? Attendre que ce soit lui qui appel, il n'y a pas le choix.
Mais, en attendant, il faut trouver quelqu'un... il regarde partout... mais il n'y a personne... Et s'il c'était trompé de gare ? Il presse le pas, commençant à courir vers la capitainerie, toute proche... Là... quelqu'un... sauvé !
Un vieux marin, véritable caricature, tout droit sorti d'un livre de Defoe, est installé face à la mer, une pipe d'écume dans la bouche, le visage ravagé par les embruns, les rides semblant presque traverser le visage. Il fixe la mer, immuable face aux éléments. Raff s'approche mais apparemment le vieil homme ne tient pas compte de sa présence.
" Hum ! Monsieur ? Excusez-moi. "
Le vieil homme fait un léger signe de tête, apparemment le seul geste dont il est capable de faire sans s'effondrer. Raff semble troublé, difficile de s'adresser à quelqu'un qui tient à peine compte de vous !
" euh... excusez moi de vous déranger... j'attends des amis qui arrivent normalement avec le train de nuit... et je ne sais plus si je suis dans la bonne gare. Ils viennent de Paris. "
Pour seule réponse, un large sourire éclaire la figure crevassée du marin puis un son sort de sa bouche ou plutôt semble sortir de quelque part... car la bouche ne bouge pas
" Ché pour cha qu'la mer est calme... ILS arrivent... "
Raff, étonné par la soudaine éloquence du personnage l'examine de plus près... bizarre... on dirait... oui... des branchies... Raff blêmit, recule lentement... ne sachant plus rien... toutes ses certitudes viennent de s'effondrer... il recule, le vieil homme tourne la tête vers lui... un grand sourire aux lèvres... Raff se retourne... se met à courir mais s'arrête net... quatre formes émergent du bord du quai maritime... ruisselantes...

Un nouveau arrive...

La porte de l'ascenseur s'ouvre lentement, comme dans un rêve. Il sait qu'il est nouveau, et qu'il doit s'intégrer aujourd'hui même, sous peine d'ostracisme ! Malgré les multiples tentatives de le rassurer de Vonv, rien n'y fait. Enfin, dans la pénombre opaque, des visages se dessinent enfin, rassemblés autour d'une table...

Tout d'abord, il aperçoit un couple : un individu à l'air narquois, vêtu d'un tee-shirt "I like the Crawling Chaos !", tourné vers ce qui semble être sa compagne de route. Après lui avoir confié quelques douces insultes à l'oreille, il se tourne vers le nouveau, comme pour se livrer à une inspection en règle...

A côté, un homme barbu, d'âge vénérable, qui pianote frénétiquement sur un portable... L'air à la fois inspiré et excité, il lâche de temps à autres quelques brides à peine audibles "Ch'savais bien que les icônes étaient trop petites... Fond d'écran pas terrible... Pfff, où sont les images... Travail bâclé..." sans même faire attention à l'inconnu.

S'ensuit un individu, dégustant une pizza dont la garniture est étrangement épaisse, Bescherelle à la main, récitant les tables du subjonctif des verbes irréguliers à voix haute. A son côté, comme une machine, drapée de noire, dont on ne voit que quelques câbles électriques dépasser...

Puis deux jeunôts, apparemment ici depuis peu, stylos billes à la main, se lançant dans des rédactions - sûrement impies - dont on se demande si elles cesseront jamais... Parfois, ils lancent "Eh, regarde Adam, et si on f'sait... Ouaaaaais, pas bête Nénel, ça fera un super scénar' en Patagonie ça !".

Enfin, près de l'autre rebord, un homme plongé intégralement dans le noir, on le devine seulement en train de se saisir d'un portable... Mais où moment où quelqu'un semble lui répondre, sa tête se met à changer plusieurs fois de couleurs, et ses seules paroles sont des "Bz, bzzzz, bzzzbzzzzbbzzzzzzz, bzz zzzzzzzzzzzbzzbzzzzzzzzzz, que toi-même te manipule !".

Malgré tout, ce n'est que lorsque l'inconnu ressent une lourde main sur son épaule qu'il sursaute... Mais ce n'est que Vonv ! Celui reprend "Et tu vois, ta chaise à toi, c'est là !", fait-il en désignant un endroit proche de l'homme de l'ombre. L'inconnu s'approche, pour enfin voir les entraves qui équipent les chaises, ainsi que le pédalier sous la table ! Une fois solidement attaché, Vonv lance énervé : "Bon, au boulot l'nouveau, j'ai encore un changement de façade de prévu pour demain ! De toute façon, j'ai décidé qu'à chaque mise à jour quotidienne on changera le look du site, alors magne toi le cul, et pédale, c'est pour le jus des ordinateurs ! Vas pas croire que je vais m'faire chier à payer une facture EDF, nan mais !" - et le premier d'une longue série de coups de fouet....

Bienvenue dans la TOC Team !

Kerk

Puis...

Le métro lâche sa bordée d'indigènes en Gare de Lyon.1h45, c'est le dernier ! Pourquoi un rendez-vous si tardif ? Enfin, c'est le nouveau boss, Vonv, qui le veux et ce que veut Vonv, Cthulhu le veut... alors pas question de commencer par discuter les ordres...
Gare de Lyon, à 1h45, y a plus rien qu'des clodos ou des junkies... Tu sors le plan pourtant maintes fois examiné. L'impression du mail n'est plus bien fameuse, mais les instructions sont dans ta mémoire maintenant. "Sortir place de la tour de l'horloge, attendre le deuxième coup de 2h, prendre à droite de la gare, descendre le petit escalier, escalader la grille, attraper la clé située dans le renfoncement à droite (ne pas faire attention à la texture !), ouvrir la grille avec la clé grise, refermer derrière et remettre la clé à sa place, continuer par le couloir de gauche, traverser les deux salles sans regarder le plafond, refuser toutes les offres ( ?), monter l'escalier en face. En haut de l'escalier, entrer par la porte sur la gauche, quelle que soit l'apparence de celle-ci !" Certains passages semblent quand même anecdotiques, comme "la texture" ou "le plafond", et qui pourrait bien proposer quelque chose à 2h du matin en gare de Lyon ?

Enfin, le problème n'est pas là pour l'instant, voici le deuxième coup de 2h qui viens de sonner. Tu te diriges vers le petit escalier repéré quelques heures plus tôt, tu descends, l'ambiance est digne d'un bon scénario, sombre, glauque, humide, ténébreuse... peut-être une idée de scénario tiens ! Tu grimpes maladroitement sur la grille et cherches avec succès un creux. Tu glisses ta main à l'intérieur mais la retires précipitamment ! Quelque chose a bougé dedans ! C'est répugnant, suinteux et repoussant. Prenant ton courage à deux mains, le jeu en vaut la chandelle, tu réitères ta recherche et résistant à l'horreur, tu attrapes quelque chose de métallique. Tu ressors rapidement ta main avec une clé au bout d'un porte-clé "Tokemon" ! Bizarre comme truc, c'est comme un Pokemon mais avec une créature non-euclidienne ! ! !
Tu redescends de la grille et glisse la clé dans la serrure. La grille s'ouvre sans problème, apparemment bien huilée. Tu refermes et replaces la clé dans le trou, enfin tu la jettes dedans !
Puis tu reprends ton chemin, le couloir de gauche descends dans les profondeurs de la terre... sous la gare ! C'est pas grave, c'est pas pire que les catacombes... le chemin serpente légèrement mais la marche est facile. La torche que tu as eu la présence d'esprit de prendre éclaire faiblement la pierre. Elle est solide et assez ancienne. Tu traverses une première salle carrée, avec au centre une table et sur le pourtour des armoires. Une pancarte sur la porte ouverte t'indique : Archives. Au plafond ! ! ! "ARrrrrrrggggggggggggghhhhhhhhhh pas regarder le plafond ! ! ! Trop tard... argh... non... oublier... j'ai rien vu... non... c'est impossible... je dois y arriver..."
Mécaniquement, tu essayes de marcher vers la destination finale mais le coeur n'y est plus... et le plafond t'appelle ! Tu veux regarder et en même temps tu ne le souhaites pas ! C'était si rose ! ! ! si beau ! ! ! si... mortel !

Au prix d'un effort incommensurable, tu traverses la porte de sortie et retrouves la quiétude du couloir qui serpente dans les entrailles de la gare. Au bout d'une dizaine de minutes, tu arrives devant une autre pièce mais tu hésites a entrer : il y a des bruits bizarres, des litanies... et, regroupant tout le reste de courage tu te jettes dans la pièce... ébloui, tu mets quelques instants à ouvrir les yeux. Une voix t'appelle : "hey ! c'est toi le nouveau ? Tu veux une pizza ? ah ah ah ah ah ah ! ! !" C'est un drôle de personnage qui viens de te faire cette offre : une blouse blanche (au départ) maculée de sang sur le dos, un lampe sur le front, un bistouri dans la main, un morceau de bras dans l'autre, et un très large sourire sur les lèvres. C'est alors que tu remarques derrière lui un gars petit, bien en chair ;-) avec des lunettes et un tee-shirt marqué "TOC - Même la mort peut mourir" moulant ses pectoraux avec dans les bras une "dame" boutonneuse, pustulante, avec un énorme godemichet dans la main et le sexe d'un ancien adorateur. Leurs regards a quelque chose de révoltant ! "Tu montes chéri ?" lance la femme en se levant. "Le "tee-shirt" te lance un regard miéleux et dit "hum... bien mon gars... mais tu peux faire mieux : qui a fait la version italienne de Byakhee 2.51 ?"
Rapidement, tu fuis cette salle et traverses un couloir très court, entendant les rires des trois fous de la salle d'avant ! ! ! un petit escalier grimpe vers des sommets inconnus et après être monté un temps infini, tu arrives sur une petite plateforme avec une "porte" irridescente sur ta gauche. tu fermes les yeux et plonge à travers cette porte pour tomber... sur un quai...

"CHAMBÉRY - Terminus, tout le monde descends. HA ! HA ! HA ! HA !" crie une voix dans le haut parleur...

Dead Line.
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Craquage
ledemonboiteux 23/09/2004
Enfin arrivé mais c'était sans compter l'horreur de l'endroit, une odeur de déjection humaine, des gens courant dans toutes les directions portant des colis aux formes étranges.
Un chef de gare empressé qui se contente de faire des aller-retours suspects sur un quai toujours plus plein de gens qui courent, répondant à un appel mystérieux, les pressant de s’engouffrer dans d'horribles machines semblant avaler les hommes pour satisfaire sa faim d'acier et d'aluminium, surtout pas perdre de temps rejoindre l'extérieur la lumière et suivre le Signe répondant à l'instruction étrange SORTIE. Le signe luit d'une pâle lueur verte, pulsant au rythme impie d'un néon en fin de vie, peut être même déjà mort... je préfère ne pas y penser.
Plus je m'enfonce dans les couloirs et plus le flot d'humains hypnotisés se fait dense, l'odeur d'azote ou d'ammoniaque me monte à la tête, l'air est empli d'une odeur étrange de sel et de moisissure. Surtout ne pas paniquer courir dans un tel endroit peut paraître suspect.
Deux hommes en costume de cérémonie bleu arrêtent tous les gens et leur font passer une sorte de test, est-ce une initiation?
Subtilement je m'approche même si ma quête de la lumière risque de me plonger dans les ténèbres.
-Aé ou un iket?
-Oui
Puis toujours ce même dialogue revenant comme une litanie malsaine.
En m'approchant un peu plus je comprends : Avez vous un ticket?
Mes perceptions se brouillent, la foule devient plus présente, les deux sectateurs bleu disparaissent maintenant sur une machine courbant l'espace les faisant se déplacer alors que leur jambes restent fixes... je panique, la fuite, la fuite vers la lumière... les gens me regardent avec soupçon, ça y est je suis découvert… pas d'arme pas d'explosif, que faire pour éliminer cette secte étrange? Fuir courir renverser les sectateurs courir toujours courir et sortir...
La lumière au bout d'un tunnel qui ne semble pas finir, je remonte le flot de gens appelés vers l'enfer souterrain et quitte la gare.
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